lundi 25 juillet 2011

COTE D'IVOIRE: Francis Wodié au conseil constitutionnel: «Les gens en parlaient mais maintenant c'est fait et j'en suis très heureux»

Il y était pressentit et Ouattara l'a validé, Francis Wodié devient à partir de ce lundi le nouveau président du conseil constitutionnel et remplace ainsi le sulfureux Paul Yao Ndré. L’annonce de cette nomination par décret présidentiel a été officialisée par le secrétaire de la présidence, Amadou Gon Coulibaly depuis le palais présidentiel à Abidjan ce lundi.

Le nouveau président du conseil constitutionnel a livré sobrement à koaci ses premières réactions à l'annonce de sa nomination: "Les gens en parlait mais maintenant c'est fait et j'en suis très heureux" sans nous en dire plus, notamment sur le fait de passer après un Paul Yao Ndré et un épisode tumultueux pour le conseil constitutionnel, préférant s'exprimer, et ce plus en profondeur, dans prochain entretien vidéo de koaci que nous vous proposerons donc d'ici peu.

Rappelons que, candidat pour le compte de son parti, le Parti ivoirien des travailleurs (PIT), dont il est le président, Francis Wodié avait rejoint la dynamique du Rhdp d'Alassane Ouattara peu avant le second tour de l’élection présidentielle de novembre 2010. Le PIT s'était alors divisé en deux entre ceux qui soutenaient Gbagbo et la frange Wodié qui avait suivi l'actuel nouveau président Ivoirien.

Notons que cette nomination par décret signé du président Ouattara de Wodié au conseil constitutionnel annule de fait la mesure de démission d'un Yao Ndré aux abonnés absent du côté de la lagune ébriée. Ce dernier en temps normal et hors mesure exceptionnelle n'aurait pu être remplacé qu'en cas de démission.

Dinosaure de la politique ivoirienne marginalisé quelque peu sous l'ère Gbagbo par ses "ex compagnons" de lutte , brillant juriste et universitaire reconnu, ce dernier se voit au delà de ses compétences sans nul doute justement remercié de son ralliement.

Ont par ailleurs aussi été nommé ce lundi:

Conseillers au Conseil constitutionnel pour une durée de six ans:

- Francois Guéi

- Hyacinthe Kabogo Sarassoro

- Emmanuel Kouadio Tanoh


Conseillers au Conseil constitutionnel pour une durée de trois ans:

- Mme Hortense Angora Kouassi épouse Sess

- Mme Suzanne Joseph Tohé épouse Ebah

- Boniface Ogou Ouraga


Cour suprême

Sont nommés Vice-présidents:

- Président de la Chambre judiciaire : Mme Chantal Nanaba Camara

- Président de la Chambre administrative : Pierre Claver Kobo

- Président de la Chambre des comptes : Moussa Koné


Médiateur de la République

- Grand médiateur: N`Golo Fatogoma Coulibaly

mardi 12 juillet 2011

Charles Blé Goudé: la résurrection du gbagboïste prodigue

Pour un «mort», Blé Goudé est bavard. Entre discours stéréotypé et énigme colportée, il occupe l’espace médiatique —et un espace géographique qui suscite toujours supputations…

© Damien Glez, tous droits réservés.

Si Laurent Gbagbo est surnommé «le Christ de Mama», c’est bien Charles Blé Goudé qui est ressuscité d’entre les morts présumés. Des sources généralement bien informées le disaient six pieds sous terre, et le voilà qui joue la scène du retour du fils spirituel prodigue capable de prodiges médiatiques.
Si Gbagbo le «boulanger» ne pétrit plus sa farine de blé, son Blé continue de fermenter les débats politiques. Et le scénario qu’il déroule est incontestablement romanesque. En véritable Comte de Monte-Cristo prêt à organiser froidement sa vengeance, le «général de la rue» ivoirienne est devenu le chouchou des médias internationaux —radios européennes qui veulent s’africaniser, comme publications panafricaines bien européanisées.
S’il pourrait être reproché à l’ancien ministre de la Jeunesse un sens immodéré des coups de théâtre, il faut lui reconnaître de la constance dans ses opinions. «Têtu», diront certains. Dans une lettre ouverte, il qualifiait de «postophiles» tous ceux qui avaient fait acte de contrition pour obtenir un poste.
Si les métaphores littéraires ne manquent pas pour décrire l’obstination exceptionnelle de Blé Goudé, celle du «dernier des Mohicans» est peut-être la plus pertinente. Combat désespéré? Peut-être. Mais au jeu du «S’il n’en reste qu’un», Blé Goudé remporte le concours des scores de visionnage sur YouTube.
Les allocutions sont solennelles et les certitudes ne semblent pas devoir défaillir: «Je serai le dernier à lâcher Gbagbo», répète inlassablement l’exilé —quand bien même Gbagbo semble s’être lâché lui-même. Enfilant les oripeaux d’un prophète en pleine traversée du désert, le christique Goudé déclare avec emphase «qu'un jour il fera jour». Comment un ressuscité médiatique ne serait-il pas sûr de lui, quand il déclare croire «en l’Eternel des armées et au Dieu de justice»? Qui peut trembler, quand il est persuadé d’avoir Dieu et YouTube avec lui?
À bien écouter, les interventions de Blé Goudé sont d’une grande banalité; même lorsque celui-ci ironise en acceptant, à l’avance, de s’asseoir dans un box d’accusé, à la condition qu’Alassane Ouattara s’y trouve aussi. Ses déclarations sont de sempiternelles resucées de discours rabâchés depuis dix ans.

Le buzz Goudé

Ces propos n’impressionnaient, avant, que par la violence qu’ils inspiraient à un public quasiment en transe. Ils n’impressionnent, aujourd’hui, que par leur caractère délictueux. Le 1er juillet 2011, en effet, la justice ivoirienne annonçait le lancement d’un mandat d'arrêt international contre l’ancien ministre et chef des Jeunes Patriotes. Nouvelle garantie de rester un «bon client» médiatique.
Dans les mois à venir, le pouvoir de nuisance du fugitif sera proportionnel à l’intérêt qu’il suscitera. Et cet intérêt restera conséquent si la dramaturgie est à la hauteur. Outillé d’un fond idéologique rébarbatif, Charles «buzz» Goudé peut compter sur la forme: les sites de partage de vidéo, la publicité virale et le bouche-à-oreille. Le nombre et la variété des rumeurs le concernant sont le signe que, même absent, il se maintient au premier plan de l’actualité ivoirienne.
Blé Goudé craint sans doute qu’on dévoile sa localisation géographique, tout autant qu’il se plaît à entendre fleurir les supputations. Secret de polichinelle? L’actuel ministre de la Justice refuse d’apparaître comme le chasseur semé par sa proie.
«Blé Goudé pense se cacher, mais on sait où il est. Son extradition se fera», assurait-il.
À observer son visage empreint de sérénité, on jugerait avoir lu «Ya foye» («Tout va bien») sur ses lèvres. Une source judiciaire n’affirmait-elle pas, cette semaine, que les services secrets américains et français étaient aux trousses de l’ancien ministre de la Jeunesse? En privé, les autorités ivoiriennes aiment répéter qu’il sera pris «le moment venu».
En attendant, l’Ivoirien moyen se contente de rumeurs qui mêlent fortune présumée, complicités supposées et itinéraire d’agent secret. Même lorsque les hypothèses sont formulées à l’imparfait du… subjectif. Dernière thèse en date: un exil gambien…

Gambian connection

Le 5 juillet dernier, le site Internet Connection ivoirienne affirmait que Blé Goudé se serait réfugié en Gambie en compagnie de Maho Glofiéhi, ancien président du Front de libération du grand ouest (FLGO). Les détails de l’article sont d’une précision prodigieuse.
Le pseudonyme: Blé Goudé se ferait appeler Carlos Cada, étudiant.
L’itinéraire: il serait arrivé du Ghana via le Sénégal.
Son moyen de transport: le Boeing d’une compagnie basée en Afrique du Sud.
Son look: un grand boubou blanc.
Son point de chute: un hôtel rose de la commune de Sérécounda, où la Garde Républicaine gambienne l’aurait escorté.
Dans cette hypothèse que l’on précise confirmée par «une dame des services secrets» gambiens, les autorités du pays d’accueil seraient donc complices de l’exil de l’ancien «président de la rue» ivoirienne.
L’histoire des relations entre le président Yahya Jammeh et Laurent Gbagbo tend à étayer ce postulat. En mars 2011, le journal sénégalais Kotch affirme que le président gambien armerait le président ivoirien sortant. Il aurait été impliqué dans la livraison d’hélicoptères de combat. Dès 2005, Yahya Jammeh était accusé par le Sénégal de recevoir de l’Iran de grandes quantités d’armes, dont une partie aurait été destinée à Abidjan.
La complicité entre les pouvoirs de Banjul et d’Abidjan daterait du temps où Laurent Gbagbo avait mis le doigt entre l’arbre sénégalais et l’écorce gambienne, sur le dossier casamançais. En 2006, un bateau transportant des armes pour le Mouvement des forces démocratiques de Casamance était intercepté par la marine bissau-guinéenne. Il venait d’Abidjan.
Jusqu’à l’approche de la présidentielle ivoirienne, Modri Marie Delesse Schwisenberg, conseillère de Gbagbo, aurait été chargée d’entretenir la flamme de la lune de miel —et peut-être de placer quelques avoirs familiaux.
Après la chute de Gbagbo, le chef de l’Etat gambien ne reconnaît pas le président Alassane Dramane Ouattara, affirmant, le 10 mai, que «Gbagbo a été renversé par les puissances occidentales dont l’ONU, et remis à son ennemi juré pour être assassiné».
Dans une récente interview, Blé Goudé ne s’appropriait-il pas le propre amalgame de Jammeh, qui comparait la chute de Laurent Gbagbo à celle de Patrice Lumumba? Il pourrait donc se requinquer chez «tonton Yahya», en attendant que «le moment venu» l’oblige à un nouveau virage dans son échappée.
Le feuilleton peut continuer…
Damien Glez

lundi 11 juillet 2011

CFL@InfoContinueCI: Côte d'Ivoire : Mamadou Koulibaly claque la porte ...

http://obenyhoro.blogspot.com/2011/07/cote-divoire-mamadou-koulibaly-claque.html?spref=bl: "Mamadou Koulibaly, dans son bureau de l'Assemblée nationale, le 1er juin. © Falonne pour J.A. Le chef par intérim du Front populaire ivoi..."

Côte d'Ivoire : Mamadou Koulibaly claque la porte du parti de Laurent Gbagbo

Mamadou Koulibaly, dans son bureau de l'Assemblée nationale, le 1er juin. Mamadou Koulibaly, dans son bureau de l'Assemblée nationale, le 1er juin. © Falonne pour J.A.
Le chef par intérim du Front populaire ivoirien (FPI), Mamadou Koulibaly, a annoncé sa démission ce lundi, affirmant que ses cadres s’opposent à tout examen critique sur leur gestion du pays. Il ne quitte toutefois pas la scène politique : il reste président de l’Assemblée nationale et compte prendre la tête d’un nouveau parti.
« Si les cadres du FPI  (Front populaire ivoirien, parti de l’ancien président Laurent Gbagbo) souhaitent continuer comme avant, j’arrêterai la politique pour me consacrer à l’enseignement et à la recherche ». C’est ce que confiait, Mamadou Koulibaly, le chef par intérim du FPI, après les critiques dont il faisait l’objet dans son camp, suite à une interview accordée à Jeune Afrique. Trois semaines plus tard, c’est chose faite. Ce lundi, Mamadou Koulibaly a mis sa menace a exécution. « Mon engagement au sein du FPI étant allé jusqu'à l'épuisement de toutes les possibilités compatibles avec mes convictions, j'ai décidé (d'y) mettre un terme », a-t-il déclaré devant la presse ce lundi.
"Le problème c'est l'usure du pouvoir"
Mamadou Koulibaly reste en revanche président de l’Assemblée nationale. Il avait succédé à Pascal Affi Nguessan, en résidence surveillée dans le nord de la Côte d’Ivoire, à la tête du parti, dont il incarnait une vision « modérée ». Dans son interview à Jeune Afrique, il s’était montré très critique à l’endroit des dérives de son propre parti. « Le problème, c’est l’usure du pouvoir. Lorsque nous étions dans l’opposition, on faisait mieux avec moins de moyens, avait-il déclaré. […] On disait qu’on voulait ouvrir le marché ivoirien au monde entier mais, dans les faits, on a fait des deals avec les plus grosses entreprises françaises. »
Un nouveau parti, le Lider
Ces déclarations, et plus généralement ses velléités de refondation lui avaient attiré les foudres d’une partie des cadres. « Suite au cataclysme que nous venons de vivre, la haute direction du FPI refuse toujours un congrès-bilan et exclut tout changement, même indispensable, qui pourrait selon elle l'affaiblir, y voyant une traîtrise envers les camarades emprisonnés et exilés » a-t-il déclaré ce lundi.
Soupçonné par certains membres du FPI de vouloir créer son propre parti, il avait nié, affirmant ne pas avoir « l’argent pour le faire ». Mais ce lundi, il a annoncé son engagement en faveur d’un nouveau parti en cours de création : Liberté et démocratie pour la République (Lider). (avec AFP)

CFL@InfoContinueCI: COTE D'IVOIRE: Mamadou Koulibaly quitte le FPI et ...

http://obenyhoro.blogspot.com/2011/07/cote-divoire-mamadou-koulibaly-quitte.html?spref=bl: "Ce n'est pas une surprise, Mamadou Koulibaly a annoncé ce lundi après midi depuis le palais de l'assemblée nationale sa démission du parti d..."

COTE D'IVOIRE: Mamadou Koulibaly quitte le FPI et crée son parti

Ce n'est pas une surprise, Mamadou Koulibaly a annoncé ce lundi après midi depuis le palais de l'assemblée nationale sa démission du parti de l'ex président Gbagbo, le Fpi dont il était un des cadres.

Mamadou Kouliably l'a annoncé ainsi: "Mon engagement au sein du Fpi étant allé jusqu'à l'épuisement, de toutes les possibilités compatibles avec mes convictions, j'ai décidé d'y mettre un terme" et ajoute: "J'agirais au sein d'un parti en création dénommé liberté et démocratie pour la république (LIDER)".

Le président de l'assemblée nationale ivoirienne a tenu par ailleurs à s’expliquer sur la raison de son départ du fpi en ces termes: "suite au cataclysme que nous venons de vivre, la haute direction du FPI refuse toujours un congrès bilan et exclue tout changement, même indispensable, qui pourrait selon elle, l'affaiblir y voyant une traitrise envers les camarades emprisonnés et exilés." ajoutant pour conclure et ça en dira long sur son sentiment; " La direction du parti cherche surtout à préserver des chasses gardées personnelles ou au détriment de l’intérêt général et à masques sa propre trahison envers nos militants, nos idéaux , la Côte d'Ivoire et la cause africaine".

Le Lider, qui participera aux élections législatives prévus pour la fin de l'année 2011, voit donc le jour sur la scène politique ivoirienne à compter de ce lundi.

CFL@InfoContinueCI: Côte d'Ivoire : transfèrement de 24 personnalités ...

http://obenyhoro.blogspot.com/2011/07/cote-divoire-transferement-de-24.html?spref=bl: " Les 24 personnalités pro-Gbagbo de La Pergola sont désormais en détention préventive au Nord. © D.R. Exclusif. Après leur mise en..."